Un site industriel unique

L’ancienne métallurgie vosgienne

Fer blanc dans le plus ancien site industriel paternaliste lorrain

Les expositions dans la «Halle au charbon» racontent l’histoire du fer blanc, de la métallurgie dans ce site industriel unique. «L’ancienne métallurgie vosgienne» est présentée à la Manufacture de mars à octobre avec les Archives Départementales des Vosges.

L’Association les Amis de la Manufacture Royale de Bains, Martine & François Cornevaux remercient tout particulièrement les donateurs de fer blanc & photographes qui ont permis de retracer cette formidable aventure de la ferblanterie : Claude Fuchs, Jean Pierre Puton, les familles de Remiremont, de Thaon les Vosges, de Meuse qui enrichissent régulièrement les collections de la halle au charbon…

Julie-Victoire Daubié, première bachelière de France

Julie-Victoire Daubié est née en 1824, dans le plus ancien site industriel paternaliste de Lorraine

À cette époque, la Manufacture Royale propriété de Joseph Falatieu, est à son apogée mais son avenir industriel est déjà menacé. Pendant les premières années de la vie de Julie Victoire, les bouleversements industriels qui se mettent en place vont progressivement déstabiliser ce qui fut le plus ancien site industriel paternaliste de Lorraine.

Julie Victoire Daubié sera donc le témoin d’une dégradation rapide de la condition ouvrière et surtout de la place de la femme dans ce système. Le compliment qu’elle doit lire au directeur de l’usine, Joseph Chavane, gendre Falatieu, pour le Noël 1836 sera le premier acte revendicatif d’une enfant de 12 ans, alors fille du caissier de la ferblanterie : « Puisque c’est Noël et la naissance du Dieu des pauvres, je voudrais dire au directeur que sucre et café une fois l’an, n’empêche pas les ouvrières d’avoir faim le reste du temps » Cette expérience précoce sur la condition féminine acquise à la Manufacture Royale de Bains-les-Bains, où elle vivait, sera confortée ensuite pour Julie Victoire Daubié, par son travail de préceptrice d’enfants d’industriels, dans les Vosges, puis en Forêt noire. Plusieurs de ses frères feront leur carrière dans la métallurgie vosgienne, ce qui lui permettra de rester en contact avec l’évolution brutale du monde ouvrier. La proximité, tout au long de la Révolution, entre le futur Baron Falatieu et le grand père de Julie Victoire Siméon Florentin Daubié, favorisera certainement la carrière de Julie Victoire, aussi bien dans ses premières embauches que plus tard sur Paris. »«  Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages revendiquant ce droit à l’égalité entre les hommes. Le premier tome « De la Femme pauvre » paraît en 1866 et le second trois ans plus tard. Il traite de la condition de la femme, celle qui doit travailler pour vivre. Il s’agit d’une fresque historique détaillée sur la place et le rôle de la femme dans la société. En 1862, elle publie dans « Le journal des économistes » des chroniques qui reproduisent des extraits de « la Femme pauvre ». Dès 1869 elle participe aux journaux « Le droit des femmes » et à « L’avenir des femmes » créé par Léon Richer et Maria Deraismes qui, cette année là, ont fondé l’Association pour le Droit des Femmes ». Textes : Manufacture Royale DVD 2015 l’Empreinte du Baron, Ouvrage de Gilles Laporte Julie Victoire, première bachelière de France- ESKA 2007 »Jean Louis Debré – Valérie Bochenek FAYARD 2013 « Ces femmes qui ont réveillé la France »

Sa maison à la la Manufacture Royale de Bains-les-Bains peinte par Marie Gauthronnet

L’ancienne métallurgie vosgienne et le Baron Falatieu

Exposition des Archives Départementales des Vosges :
Archives Départementales et Archives de l’Assemblée Nationale